Le vocabulaire du basket-ball est envahi de termes anglais, qui ne facilitent pas la compréhension du jeu pour les spectateurs ou téléspectateurs néophytes. Heureusement, les experts du sport, et en particulier ceux du ballon orange, savent rebondir : pour faciliter notre compréhension des finales de la NBA qui se jouent en ce moment-même, ils ont élaboré une liste de 22 termes et définitions en français, publiée par la Commission d’enrichissement de la langue française au Journal officiel du 6 juin 2026.
Des techniques, un cadre physique et règlementaire, des moments emblématiques… autant d’aspects du basket-ball qui peuvent désormais se dire en français.
Des techniques de jeu
Souvent conclu par un smash, le allez-hop (alley hop, alley oop) consiste à faire une passe lobée au-dessus ou à proximité du panier à un coéquipier en suspension, qui tente de marquer avant de reprendre ses appuis au sol. Plus qu’une traduction facile, le terme allez-hop est un retour aux origines : l’expression alley oop a été empruntée – en football américain puis en basket – au français « allez hop », pour annoncer un lancer vers le haut.
Stratégie fondamentale dans le basket moderne, l’espacement (des joueurs) – plutôt que spacing – vise notamment à étirer (la défense adverse) (to stretch).
Sur le terrain, le terme suiveur ou suiveuse (trailer) n’a rien de péjoratif : c’est le rôle de celui ou celle qui suit un coéquipier porteur du ballon et qui lui vient en soutien, lors d’une attaque rapide.
Des lignes… et des limites à ne pas dépasser
Si la traduction de corner par coin ne surprendra pas, ce terme est surtout l’occasion de rappeler que, en basket, il ne désigne pas les quatre angles du terrain comme au football, mais ceux formés par les différentes lignes à l’intérieur du terrain.
Les experts souhaitent distinguer deux types de temps mort (time out) :
– l’interruption règlementaire du jeu qui est demandée par l’arbitre afin de contrôler un fait de jeu.
– son interruption règlementaire ou stratégique, qui est demandée par l’entraîneur afin de réunir ses joueurs à l’extérieur du terrain, sur le banc de touche.
Quant au trashtalking, ce propos moqueur ou insultant qui vise à déstabiliser un adversaire et peut être sanctionné, très courant dans le basket-ball américain, il reçoit le nom français de provocation verbale.
Des personnes et des moments clés
Terminons en beauté avec les termes du succès… Le panier à la sirène (buzzer beater) est marqué au moment où retentit la sirène de fin de possession du ballon, de fin de quart-temps ou de fin de match. Si ce panier à la sirène entraîne la victoire, on parle de panier décisif ou de panier de la victoire (game winner).
Jusqu’ici, l’auteur de ce panier – ou d’autres actions – qui va déterminer l’issue du match pendant les minutes en or (money time, clutch time) était dit clutch. La Commission nous propose désormais la qualification de joueur décisif ou joueuse décisive.
Le titre de meilleur joueur ou de meilleure joueuse (most valuable player, MVP) est quant à lui attribué à l’issue d’un match, d’une phase finale ou d’une saison.
Enfin, le match des étoiles ou match des stars (all-star game) réunit une sélection des meilleurs joueurs d’un championnat en dehors du calendrier annuel des compétitions officielles : le haut du panier, en somme !
Allez, hop, quelques termes supplémentaires pour marquer des points dans les conversations d’initiés : contre (1), contre (2), double-double, pas de côté, pas en arrière, triple-double.

