1. Isabelle Reynier, qui êtes-vous et quel est votre rôle au sein du dispositif d’enrichissement de la langue française (DELF) ?
Directrice d’hôpital de formation, je suis cheffe de projets au sein des ministères chargés de la santé, des solidarités et du travail. Parmi les missions qui me sont confiées, j’occupe la fonction de haute fonctionnaire à la langue française pour les ministères chargés de la santé, des solidarités et du travail.
Au sein du réseau interministériel qu’anime le ministère de la Culture, je suis l’interlocutrice de la DGLFLF (Délégation générale à la langue française et aux langues de France), en même temps que celle de l’ensemble des agents sur les questions liées à l’enrichissement ou à l’emploi de la langue française.
2. Quel est l’intérêt du DELF dans les secteurs de la santé et du social ?
L’ambition du dispositif s’intègre parfaitement aux valeurs de solidarité et d’accessibilité portées par les ministères qui œuvrent sur les questions sociales et de santé. Ce sont des secteurs dans lesquels l’administration centrale ou ses réseaux territoriaux s’adressent directement aux usagers, dès lors l’intelligibilité des contenus diffusés au public constitue un enjeu essentiel. La santé et le social sont également des domaines dans lesquels émergent un grand nombre de nouveaux termes techniques ou de termes anglais venus de la science, de la technologie, des nouvelles pratiques et comportements. Pour que le plus grand nombre d’entre nous les comprenne bien, pour maintenir la confiance dans la parole publique, il est utile de les définir et de les nommer en français.
3. Que vous apporte le dispositif à titre personnel ?
Contribuer à ce dispositif me donne le sentiment de travailler pour l’avenir et au service d’un sujet qui se révèle central dans notre société, dès lors qu’on y regarde de plus près. J’admire la robustesse et le dynamisme de ce dispositif appuyé par un maillage de professionnels et de bénévoles très engagés. Les travaux sont fondés sur la collégialité et l’écoute de chacun, ce qui n’exclut pas de vrais débats qui produisent des choix argumentés rigoureusement. Le dispositif tisse des liens à chaque étape des travaux, entre les métiers, entre les experts et les profanes, entre les générations et au service de tous.

