Vocabulaire de l’environnement : vous avez dit « changement climatique » ?

Le changement climatique : voici peut-être le dénominateur commun aux termes de cette liste. Si trois thématiques se dégagent du vocabulaire ici défini par les experts de l’environnement, toutes les réalités mentionnées semblent néanmoins causées, amplifiées ou menacées par ce changement climatique, même si d’aucuns le contestent. Découvrez les termes publiés par la Commission d’enrichissement de la langue française au Journal officiel du 11 octobre 2026.

Une première série de termes traite des eaux usées, une autre vague concerne littoraux, mers et océans, et les derniers concepts, plus généraux, évoquent la remise en cause du changement climatique.

Du bon traitement des eaux usées

La raréfaction de l’eau rend cruciale sa réutilisation. Les experts nous renseignent sur trois techniques d’épuration biologique des eaux usées :

– le traitement à lit bactérien, qui utilise un support fixe aéré sans apport d’énergie ;

– le traitement à boues activées, qui reproduit de façon artificielle le processus naturel d’autoépuration des rivières ;

– le traitement à lit fluidisé, qui utilise un bioréacteur du même nom et offre un gain d’espace par rapport aux autres techniques d’épuration biologique.

Les trois techniques fonctionnent sur le même principe : mettre les eaux usées en contact avec des bactéries capables de décomposer les matières organiques, azotées ou phosphorées.

Milieux marins et maritimes

Le cordon dunaire, qui longe le trait de côte, présente l’intérêt d’agir comme une barrière naturelle contre l’érosion du littoral et les intrusions d’eau salée. Comme dans d’autres espaces naturels menacés ou ayant subi une dégradation, on peut y installer des enclos de régénération, par exemple pour restaurer la végétation détruite par le tourisme ou par des incendies.

Pour désigner la  partie du rivage qui est couverte par la mer à marée haute et découverte à marée basse, la Commission a souhaité remettre en avant le terme estran, vocable bien attesté dans les dictionnaires d’usage mais que le recours aux expressions « zone intertidale » (calque de l'anglais) et « zone de balancement des marées » commençaient à occulter.

Certaines conditions météorologiques exceptionnelles, comme les fortes tempêtes, provoquent une élévation temporaire et locale du niveau de la mer, appelée surcote, qui peut être responsable de submersions et d’inondations importantes.

S’agissant de nommer en français le phénomène régulateur du climat souvent désigné par l’acronyme anglais AMOC (pour atlantic meridional overturning circulation), les experts ont proposé le terme imagé tapis roulant atlantique, assorti d’un synonyme plus proche de l’anglais mais surtout de la réalité scientifique : circulation méridienne de retournement de l’Atlantique (et son sigle CMRA). Le Gulf Stream et le courant du Labrador font partie de ces puissants courants marins issus du golfe du Mexique.

Changement climatique ?

Enfin, à côté des courants marins, deux courants d’opinion vis-à-vis du changement climatique figurent dans cette liste. « Les activités humaines ont-elles réellement un effet sur le changement climatique ? D’ailleurs, ce dernier existe-t-il vraiment ? » demandent les tenants du climatoscepticisme. « Non ! », répondent les climatonégateurs et climatonégatrices. On parle là de déni (du changement) climatique ou de climatonégation.

Enfin, le concept de transition écologique a fait florès depuis son apparition en 2005 ; les experts ont néanmoins souhaité en préciser la définition, notamment en lien avec des concepts connexes tels que la transition énergétique, la croissance verte, ou encore le développement durable.

 

Consultez les fiches complètes de ces termes en cliquant sur les liens et (re)découvrez les 225 termes du Vocabulaire des océans.