Du carport où l’on gare la voiture au top case qui abrite les casques de moto, les anglicismes s’invitent dans le vocabulaire des transports. Ce domaine est aussi le lieu d’innovations, impulsées notamment par les transitions écologique et énergétique. Autant de raisons qui ont amené les experts de la mobilité à proposer une nouvelle liste de termes des transports terrestres. Découvrez ce vocabulaire publié par la Commission d’enrichissement de la langue française au Journal officiel du 23 juillet 2026.
Cette liste traite des moyens de transports individuels, parmi lesquels apparaissent de nouveaux modèles, mais aussi des transports en commun, auxquels le recours est de plus en plus facilité.
Du côté de la mobilité individuelle
Plutôt que longtail, les experts proposent le terme vélo rallongé pour désigner le vélo-cargo à deux roues équipé d’un long porte-bagage arrière, adapté notamment au transport d’enfants.
Afin de pouvoir nommer une famille florissante de nouveaux véhicules dans le domaine de la micromobilité urbaine, dont les caractéristiques techniques les rangent entre la bicyclette et l’automobile, la Commission entérine l’appellation véhicule (léger) intermédiaire, abrégée en véli. Le quad et la voiturette sont des exemples de véhicules intermédiaires.
Le coffre amovible fixé à l’arrière de la selle d’une moto ou d’un scooter reçoit le nom de surcoffre, en lieu et place de l’anglicisme top case.
Les véhicules électriques, en particulier ceux ayant des parcours restreints et réguliers (autobus, appareils de manutention…), peuvent bénéficier de la technique du biberonnage (opportunity charging), une recharge itinérante qui s’effectue de manière automatique lors d’arrêts courts et fréquents.
Enfin, le carport n’est-il pas tout simplement un abri pour voiture ?
Du côté des transports collectifs
Cette liste nous enseigne l’usage, dans le milieu professionnel, du terme déshorage : ce concept désigne le décalage des horaires de déplacement auquel un voyageur consent afin d’éviter les heures de pointe.
Il résulte soit de l’initiative des voyageurs, soit de politiques publiques, à travers la gestion de la demande de déplacements ou GDD, soit du management de la mobilité mis en œuvre par les employeurs quand, par exemple, ils étalent les horaires de travail.
La mise en place de nouveaux systèmes liés au compte de mobilité facilite le transport multimodal des voyageurs.
C’est par exemple le cas du postpaiement, par lequel, comme son nom l’indique, l’usager paie a posteriori le montant correspondant à ses déplacements.
Enfin, votre carte bancaire devient un passe : acheter et valider son titre de transport en un seul geste, celui du paiement sans contact au valideur, c’est possible à ce jour dans plus de cent réseaux de transports français. Pour désigner ce système de billetterie, souvent nommé open payment, la Commission fait œuvre de néologie en proposant le terme valipaiement (ou paiement au valideur).
Laissez-vous conduire également vers les termes suivants : intermodalité (du transport de voyageurs), transport combiné, transport (en commun) de masse ou TCM, transport intermodal de marchandises, transport multimodal de marchandises.

