ÉLECTIONS ET (DÉS)INFORMATION

À l’ère du tout numérique, les points et coups de poing des candidats à une élection se comptent souvent sur le ring des réseaux sociaux ! Les cybermilitants occupent le tapis virtuel pour faire campagne pour leur favori ou décrédibiliser le camp adverse, et lorsqu’il s’agit de mettre le rival politique « KO » à grand renfort de kilo-octetsinfox et vidéotox s’avèrent des coups redoutables.

Une parade cependant : renvoyer les calomniateurs dans les cordes de la vérification des faits – même si, en ces temps de postvérité, croyances et émotions façonnent l’opinion quitte à défigurer l’adversaire…

Dans le réel des débats télévisés, la contre-attaque oratoire constitue une belle esquive, qui crée une ouverture vers un sujet de conversation moins dérangeant pour son auteur. Pour le plus grand plaisir du public, la joute verbale est généralement ponctuée de phrases-chocs percutantes, qui se contentent pacifiquement de frapper les esprits mais n’en sont pas moins relayées par les journalistes - une bonne façon pour le candidat d’améliorer son allonge médiatique, donc.

On en arrive parfois à des situations d’éreintage (ou d’acharnement) lorsque tous ces coups, directs ou médiatisés, visent systématiquement la même cible, laquelle, face à un tel assaut, peut finir par jeter l’éponge.

Autant dire qu'à l'époque des mots-dièse mieux vaut hausser le ton sans baisser la garde...