EMBALLEMENT THERMIQUE

La chaleur n’affecte pas que notre santé : elle menace aussi des sites et des produits industriels tels que centres de données, réacteurs nucléaires ou encore batteries électriques. Parmi les trouvailles que le défilement anxiogène nous a offertes ces dernières semaines, différents articles de presse nous alertent justement sur la vulnérabilité des batteries lithium-ion aux fortes températures - un type de batterie présent dans la plupart de nos véhicules électriques et objets personnels connectés.

Notons que, comme les humains en fonction de leur lieu d’habitation, les différentes familles de batteries ne sont pas logées à la même enseigne face aux chaleurs extrêmes :  la batterie Li-ion est davantage exposée au risque de surchauffe que les batteries LiFePO4, NMC ou tout-solide. En effet, de même qu’elle favorise le phénomène météorologique d’emballement thermique, observé par exemple en Bretagne et en Alsace cet été, la canicule peut provoquer une réaction en chaîne du même nom dans des produits déjà endommagés ou de mauvaise qualité, en particulier dans des lieux mal ventilés.

Des alertes à tempérer, néanmoins : si les vélos et les engins de micromobilité urbaine (gyroroues, trottinettes…) ainsi que les petits appareils comme les mobiles sont davantage sujets à l’épuisement voire aux départs de feu, le système de gestion de la batterie des voitures électriques, qui peut par exemple limiter l’échauffement en allégeant le régime de charge, n’a rien à envier à nos propres mécanismes de thermorégulation. Les principaux risques pour les automobiles électriques et hybrides sont la perte d’autonomie et de performance.

Il en va en tout cas des machines comme du corps humain :  les fortes chaleurs à répétition accélèrent le vieillissement des cellules et limitent leurs capacités !