Didier Gazagnadou, anthropologue

Didier Gazagnadou, anthropologue
Aujourd'hui l'anthropologue a un rapport avec l'écologie qui n'est pas banal, que ce soit dans la défense, par exemple, de populations qui sont dites primitives, qui sont en danger vraiment, exactement si on prend certaines sociétés, telles que les Indiens en Amérique centrale, en Amérique latine, ou en Asie du Sud, ou dans l'Arctique ou en Afrique, on a des populations qui sont aujourd'hui en danger d'existence. Je ne dis pas qu'il faut tomber dans la protection absolue et radicale parce que les changements sont inévitables, mais il y a là tout un rapport des populations à leur territoire, à leur monde végétal, au monde animal, domaines qui ne peuvent pas être indifférents à l'anthropologue. L'anthropologue a un rapport de ce fait à l'écologie mais il a aussi un rapport au politique. Dans le cadre du Moyen Orient, je crois l'anthropologue a aussi à dire, moi-même je suis intervenu longtemps sur la question de guerre catastrophique en Irak, je suis longtemps intervenu par exemple sur la question de l'embargo qui était fait à l'Irak. Il a des choses à dire, profondes, parce qu'elles se situent dans la longue durée de l'histoire d'abord des sociétés car l'anthropologue a aussi un regard historique et puis sur la longue durée de fréquentation du terrain, il a beaucoup de choses à dire à sa société et aux sociétés dans lesquelles il travaille ; ce qui ne veut pas dire qu'il est non plus la référence, je crois il peut y avoir des approches différentes et divergentes mais qui se complètent.. L'affichage vidéo nécessite le plugin Flash8.Téléchargement de "Flash Player"

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