© Famille Cesbron
Commémorations à venir
Gilbert Cesbron
Paris, 1913 - Paris, 1979
Gilbert Cesbron est né à Paris le 13 janvier 1913. Il fait des études secondaires brillantes au Lycée Condorcet, puis entre à l'École libre des Sciences Politiques. Mais, en 1936, alors qu'il prépare le concours du Conseil d'État, il accepte d'assurer l'intérim d'un ami malade, directeur de production au Poste Parisien (la grande station radio de l’époque) et il est amené à en faire sa profession. Jusqu'à l'âge de la retraite, il conservera un "second métier" dans le monde de la presse et de la radio : un écrivain, estimait-il, ne doit pas "vivre de sa plume", c'est elle qui doit vivre de lui.
Mobilisé pendant la guerre, il devient ensuite responsable des services de documentation et de propagande du Secours National, poste qu'il conserve quelques mois après la Libération, avant de retrouver ses fonctions au Poste Parisien (qui deviendra Radio - Luxembourg, puis RTL). Son premier roman paraît en Suisse pendant la guerre : Les Innocents de Paris.
En 1952, son roman Les Saints vont en enfer connaît un immense succès - en partie parce que la parution du livre coïncide avec la décision du Saint-Siège de mettre fin à l'expérience des prêtres ouvriers. Dès lors, tous les livres de Gilbert Cesbron seront des best-sellers : Chiens perdus sans collier (3 982 000 exemplaires vendus), Il est plus tard que tu ne penses, C'est Mozart qu'on assassine, Il est Minuit docteur Schweitzer, Vous verrez le ciel ouvert, etc. Grâce à sa notoriété, il fait désormais suffisamment autorité pour pouvoir témoigner de ce qu'il croit juste et vrai, avec quelques chances d'être entendu. Il multiplie les prises de position dans les journaux, lors de ses interventions à la radio ou à la télévision, ou dans ses essais.
Au printemps 1972, Gilbert Cesbron met fin à son métier d’homme de radio, il devient un an secrétaire général du Secours Catholique ; mais son état de santé lui interdit bientôt d'exercer un second métier. Il apprend en mai 1978 qu'il est atteint d'un cancer incurable. Il met à profit ses « longues fiançailles avec la mort » pour préparer l'édition posthume de ses derniers livres. Il meurt à son domicile parisien le 12 août 1979.
Vivien Cesbron