Formations
L'enseignement supérieur Culture
L’enseignement supérieur Culture compte 36 000 étudiants, emploie plusieurs milliers d’enseignants - le plus souvent des professionnels en activité - et délivre plus de 40 diplômes nationaux. Il est composé de 101 établissements habilités à délivrer des diplômes relevant du ministère de la culture et de la communication : 41 établissements publics nationaux (ou formations situées dans ces établissements) et 60 autres écoles, établissements publics de coopération culturelle relevant des collectivités territoriales pour la plupart et quelques écoles à statut associatif.
Chaque année, des milliers de jeunes issus de ces formations, architectes, plasticiens, designers, photographes, affichistes, réalisateurs, comédiens, danseurs, musiciens, restaurateurs, historiens de l’art, conservateurs... s’engagent dans la vie professionnelle avec des acquis associant des savoirs pratiques et théoriques de haut niveau.
LES CINQ DOMAINES QUI LE COMPOSENT, LES ÉTABLISSEMENTS, LES EFFECTIFS
Architecture
19 000 étudiants dans 20 Écoles nationales supérieures d’architecture (6 en Île-de-France et 14 en région), auxquelles s’ajoute l’École de Chaillot, département formation de la Cité de l’architecture et du patrimoine.
Patrimoines
1 800 étudiants dans 2 écoles, l’École du Louvre et l’Institut national du patrimoine.
Arts plastiques
11 000 étudiants dans 45 écoles supérieures d’art, 35 écoles territoriales et 10 établissements publics nationaux, parmi lesquels l’École nationale supérieure des beaux-arts, l’École nationale supérieure des arts décoratifs, l’École supérieure des arts décoratifs de Strasbourg, l’École nationale supérieure de la photographie, l’École européenne supérieure de l’image à Angoulême et Poitiers, l’École européenne supérieure d’art de Bretagne, l’EPCC TALM (Tours, Angers, le Mans), la Villa Arson à Nice, Le Fresnoy, Studio national des arts contemporains, etc.
Spectacle vivant (musique, danse, théâtre, cirque, marionnettes, arts de la rue)
4 000 étudiants dans 33 écoles et centres de formation d’interprètes et d’enseignants, dont les Conservatoires nationaux supérieurs de musique et de danse de Paris et Lyon, le Conservatoire national supérieur d’art dramatique, l’École de danse de l’Opéra de Paris, les pôles d’enseignement supérieur en musique, théâtre, danse, l’École supérieure nationale de l’art de la marionnette, les centres de formation des enseignants de la musique et de la danse, etc.
Cinéma et audiovisuel
250 étudiants dans 2 écoles, La fémis et l’Ina SUP (École de l’Institut national de l’audiovisuel).
CARACTÉRISTIQUES ET ACTUALITÉS DU RÉSEAU
La visée professionnelle et les résultats de l’insertion
Les cursus, le plus souvent en cinq ans, allient une dimension professionnelle incontestée et des savoirs théoriques approfondis qui, ensemble, les inscrivent dans l’espace de l’enseignement supérieur. 10 000 diplômés arrivent chaque année sur le marché du travail. Tant les études sectorielles que celles menées par le Secrétariat général du ministère de la culture et de la communication tous secteurs confondus ont établi un taux d’insertion d’environ 80 % à trois ans du diplôme et dans le champ du diplôme, avec pour 90 % des diplômés, un délai de moins d’une année dans l’accès au premier emploi.
L’enquête menée fin 2011 sur les diplômés 2008 indique un taux d’insertion à 82 % dans le champ du diplôme et à 87 % tous secteurs d’activité confondus.
Le développement de la recherche
Il s’inscrit dans le contexte de l’intégration des formations et des diplômes dans le LMD, qui se situe au niveau licence pour plusieurs diplômes d’interprète, aux trois grades pour l’architecture, au grade de master pour les diplômes du patrimoine, d’arts plastiques et pour les diplômes de musicien des deux conservatoires nationaux supérieurs de musique et danse. Le doctorat d’architecture est le seul doctorat à ce jour, mais la recherche se développe rapidement dans l’ensemble des secteurs et des doctorats en patrimoine et en art se mettent en place en différents points du territoire. De très nombreux rapprochements entre écoles Culture et universités, notamment dans le cadre des pôles de recherche et d’enseignement supérieur (PRES) ont favorisé le développement et la valorisation des activités de recherche dans les établissements. Les succès remportés par les écoles avec leurs partenaires dans les appels d’offre des Investissements d’avenir en témoignent. Le ministère de la culture et de la communication a publié dans le numéro 120 de la revue Culture & Recherche (été 2009), un dossier sur la recherche dans l’enseignement supérieur Culture.
Les échanges et l’action internationale
Les coopérations sont nombreuses avec des écoles analogues en Europe et au-delà, mais aussi avec des universités françaises et européennes. Chaque année, un grand nombre d’étudiants Culture bénéficient de ces coopérations inter-écoles, notamment dans le secteur de l’architecture où la mobilité est très développée.
Les actions de diversification sociale et culturelle
Outre les aides sociales, bourses sur critères sociaux et autres aides, attribuées aux étudiants de l’enseignement supérieur Culture, éligibles en vertu des critères appliqués par l’Enseignement supérieur (10 mois de bourse, aide au mérite, fonds national d’aide d’urgence annuelle), les établissements développent des actions de diversification sociale et culturelle dans l’accès aux études. Plusieurs opérations de cette nature ont vu le jour dans différents domaines de formation - arts plastiques, patrimoine, cinéma – notamment
dans le cadre de la coopération du ministère de la culture avec la Fondation Culture et Diversité. Depuis la rentrée 2009, le domaine de l’architecture fait également l’objet d’un programme « Égalité des chances » conduit avec cette Fondation. À la rentrée 2012, 7 écoles d’architecture sur 20 sont impliquées dans ce programme.