C en régions

Actualités

Musée & expo

And again and again and again, 2012, vidéo

© Laëtitia Badaut Haussmann

Musée & expo

Exposition "La ligne d’Ombre"

L’Espace Croisé, centre d'art contemporain à Roubaix accueille du 25 mai au 13 juillet 2013 "La ligne d’Ombre", exposition d'oeuvres vidéos de jeunes artistes.

Cette exposition de 13 vidéos porte le titre du roman de Joseph Conrad, écrit pour tous ceux qui, partis à la guerre, ont « franchi la ligne d’ombre ». Elle rend compte de l’engouement de la part de jeunes artistes, encore étudiants, pour la réalisation de vidéos. Le projet retient les moments d’attente, d’instabilité, de basculement de ces jeunes artistes.
Ainsi, le film « And again and again and again »de Laëtitia Badaut Haussman est la reprise simple du mouvement rotatif sur un axe par le danseur et chorégraphe Noé Soulier. La pirouette est répétée jusqu’à n’en plus finir, malgré les chutes potentielles et les vertiges éprouvés par le danseur.

« Alors on va voir quoi ? » de Gaëlle Cintré, montre une collection de huit petites scènes dans lesquelles des gens parlent de cinéma sans jamais vraiment en parler. Malgré leurs difficultés à s’exprimer et à trouver les mots justes, ils parviennent cependant à se persuader de quelque chose.

Le film « J-M Mondésir » d’Alice Colomer-Kangest est tiré d’un fait divers qui s’est produit en 2002 en banlieue parisienne, dans la cité de la Butte Rouge. Il fait entendre les témoignages des habitants de cette cité. Le film présente un duo, qui mène à la mort de l’un des deux hommes.

Avec "I teach you (Chimp learning)", Louise Deltrieux fait entrer le spectateur dans une classe, où le professeur tente d'enseigner des rudiments du langage des signes à un chimpanzé. Lorsque le chimpanzé endosse le rôle du professeur, les repères se brouillent. Qui de l'homme ou du singe apprend à parler, et à qui ?

Le film « Rose » de Lucie Deschamps valorise, quant à lui, les gestes soignés des ouvriers apportés à la fabrication d’un meuble. La bande sonore mêle sifflements, frottements aux bruits des machine. La caméra filme cette chaîne de fabrication dans une approche pudique. Au début, on ne sait pas ce qui est fabriqué. L’objet ne se révèle qu’à la fin.

Dans « G-COACH » Arnaud Dezoteux met en scène Guillaume, coach de séduction depuis quelques années en dépit de son jeune âge. Lors d'une séance assez triviale, il s'en prend à un des participants et part dans une colère qu'il ne semble pas maîtriser. Dans ce conflit inattendu, son manque d'autorité le met à l'épreuve du regard cruel des apprentis séducteurs.

Les films de Rebecca Digne sont tournés en 16 mm ou en super 8. Pour elle, la pellicule est une matière vivante, fragile et périssable. Il suffit de coller les extrémités du film pour créer une boucle et pour que l'image soit projetée à l'infini jusqu'à sa disparition. Dans « Cueillir » filmé en super 8 à travers des feuillages, deux hommes sur une barque cueillent des mûres.

« Regard(s) » de Rémi Fouquet met en scène Emma une lycéenne avec qui nous passons trois jours dans son intimité. Nous voyons ses rapports aux autres : ses parents, ses amis, et ses contacts virtuels. Quelle place occupe t-elle entre eux ?

Il se dégage comme un parfum d'angoisse dans « Ours » de Laura Haby qui nous mène en hiver. Un jour de novembre, un agent forestier dit avoir perdu la notion du temps.

« Bockspringen » d'Olivier Pierre Jozef, est une séquence d'entraînement pour un saute-mouton, entre deux hommes. Réalisée à Salzburg, dans un cadre intime, cette vidéo met en scène une tentative absurde et impossible de communication entre ces deux personnages. Ce vidéo-clip est installé face à un tremplin qui invite à la performance ou bien à sauter le pas.

Le film « La guerre » de Gwendal Sartre représente l'aspect fuyant de toute chose, la frustration d'une image onirique et incontrôlable. C'est la volupté, méprisante, qui nous laisse vers l'engourdissement, basculant entre animosité et immobilité. Un homme, une femme , où est la sortie ? Est-ce un huis clos ? Sont-ce des songes ? La couleur rythme et secoue cette vision presque électrique.

Accompagnés d'un guide et de visiteurs, nous explorons, avec « La rivière inversée » de Sophie Valeroune une caverne en plongeant dans l'obscurité. La guide met en parallèle la visite de la caverne avec son passé de projectionniste. Nous croisons ensuite une expédition de spéléologues partis à la recherche d'un glacier disparu. L'expérience se termine sur la description de la rivière, dont la forme inversée a créé la grotte que l'on a désormais sous les yeux.

Enfin, dans « Négative site » d'Elise Vandewalle, une danse érotique s'installe entre le danseur et la caméra. Celle-ci effleure son sujet à travers l'écran noir que porte le danseur et qui vient occulter l'image. L'absence de vision crée le désir et charge érotiquement les images données à voir au spectateur.

Infos pratiques

La ligne d'ombre
A l'Espace croisé, Roubaix
Du 25 mai au 13 juillet 2013

Sur le web

Commentaires

* Le commentaire sera visible après validation de son contenu.

© Ministère de la Culture et de la Communication