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Festival Scènes Grand Ecran : "fédérer les établissements en région"

Avec Scènes Grand écran, le Centre national du Théâtre propose un concept original : un festival itinérant croisant spectacle vivant et arts visuels. Il prend place tous les ans dans une région différente et impulse une dynamique locale entre partenaires culturels. Cécile Hamon, directrice du Centre national du Théâtre, nous explique les principes de cette initiative originale.

- Vous avez créé le festival il y a 8 ans. Quelle en est l'idée fondatrice ?
Cécile Hamon : Quand j'ai créé le festival Scènes Grand Ecran, j'avais en tête deux grands objectifs. Le premier objectif était de rapprocher le Centre national du théâtre (CNT) des professionnels de la décentralisation, c'est-à-dire les Centres Dramatiques Nationaux et les Scènes nationales principalement. En effet, du fait de son implantation parisienne, le CNT était un peu éloigné des préoccupations de ces grands acteurs du théâtre.
Le second objectif reprenait une initiative lancée par Bernard Faivre d'Arcier - le premier directeur du CNT, également directeur du Festival d'Avignon à cette période - pour valoriser les arts de la scène par le biais de l'audiovisuel.
Un autre point important est d'organiser le Festival dans une ville différente chaque année. Cela permet de travailler avec différents partenaires et de susciter l'attraction des organismes culturels, autour d'un partenaire principal dans chacune des villes.

- Le festival propose d'explorer les relations entre spectacle vivants et arts visuels...
Oui et selon les éditions, cela se traduit différemment. Il y a eu des cartes blanches à des metteurs en scène comme avec l'édition « Made in Belgique » organisée avec la Comédie de Saint-Etienne. D'autres éditions se sont révélées beaucoup plus cinématographiques : à Angers, par exemple, le cinéma était très important avec deux partenaires principaux : le Festival Premiers plans et le cinéma des 400 coups.
Les arts visuels vont du cinéma aux arts plastiques, mais la programmation dépend de l'investissement de nos partenaires.

- Quelles sont les grandes lignes du programme cette année ?
Le thème de cette édition porte sur « La liberté d'en rire », une thématique choisie par Pierre Pradinas. directeur du Théâtre de l'Union à Limoges. Elle était assez large pour qu'on puisse associer un maximum de partenaires sur la question. Cette année il y a 14 partenaires associés à l'événement – un record pour nous - et la thématique n'y est pas pour rien.
Le thème permettra de décliner toutes les facettes du rire. Il y aura des comédies américaines, des rencontres, un bal organisé par la coopérative d'écriture qui développera un axe orienté vers les écritures contemporaines. Nous pourrons poser la question du rire à travers les nouvelles écritures.C'est important pour le CNT, qui gère depuis 2007 le dispositif de l'Aide à la création - anciennement géré par le ministère de la Culture et de la Communication.

- Comment se construit la dynamique entre partenaires culturels de la région ?
Elle se construit de façon assez singulière car tous les ans nous rencontrons d'abord le ou les partenaires principaux du festival. Cette année nous avons un seul partenaire principal : le CDN de Limoges, l'année dernière nous en avions deux : le CDN de Valence et le Lux, une scène nationale dédiée au cinéma. Tout dépend de la configuration dans laquelle on se trouve. Ensuite, notre partenaire principal nous propose de travailler avec d'autres partenaires. Cette année, nous avons un nouveau type de partenaires : l'Artothèque, le FRAC, des établissements avec qui nous ne travaillons pas habituellement.

- Comment est élaborée la programmation ?
En général, il y a un spectacle-phare porté par le partenaire principal sur la thématique. Cette thématique est ensuite déclinée sous différents angles et dans différents lieux. Le but du festival est de mélanger les formes artistiques et les publics sur tout le territoire. Par exemple pour Limoges, on va aller voir du cinéma au théâtre, du théâtre dans un lieu qui n'est pas dédié au spectacle, des arts plastiques dans un cinéma.

- Cette dynamique a-t-elle permis d'amorcer de nouvelles relations qui ont perduré ?
Nous sommes au CNT dans un partenariat qui se prolonge souvent avec nos partenaires et nos partenaires eux-mêmes continuent à décliner avec un ou plusieurs partenaires ces opérations.
Par exemple, la Comédie de Saint-Etienne a repris le concept « Made in Belgique » créé à l'occasion du festival et l'a décliné en une série de manifestations sur le même modèle de Scènes Grand écran. Autre exemple, la scène nationale de Reims organise des projections intitulées Scène Grand écran, dans son manège, en hommage au festival du CNT. L'Espace Malraux à Chambéry a intensifié sa programmation cinéma , et créé le programme « Ciné Malraux ». Il a aussi construit une deuxième édition des « Enfants du rock » que nous avions mis en place avec eux.
Scènes Grand Ecran est l'occasion pour les gens de travailler tous ensemble. Cela coûte aussi moins cher car cela fédère les structures et les collectivités locales sont friandes de ce type d'initiatives.

- Quels seront le lieu et le thème du festival de l'année prochaine ?
Ce sera à Toulon dans la deuxième quinzaine de mai 2014. Le thème au départ c'était l'Orient express, le voyage. Et cela va certainement devenir Istanbul, une des destinations de l'Orient Express. Nous savons déjà qu'en 2015, le festival se fera avec la Ferme du Buisson à Noisiel. Nous ne sommes pas en manque de partenaires.

- Les partenaires viennent-ils à vous ?
Toulon et la Ferme du Buisson sont venus nous voir pour participer. Comme la programmation naît d'un travail commun, elle est toujours singulière et ouverte. Les partenaires savent qu'on peut inventer et qu'on s'adapte à leur contexte. Nous sommes déclencheurs et accompagnons les structures.

Festival Scènes Grand écran
A Limoges
Du 19 au 24 mars 2013

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Le Centre national du Théâtre
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Il programme des événements et des rencontres :
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