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Claire-Jeanne Jézéquel, Sketch N° 9 (grand dépôt rouge), détail, 2011, encre sur placoplâtre, métal, 44 x 350 x 650 cm environ

© Photo : S. Cuisset

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Dé-composition à Amilly

La Ville d’Amilly et la galerie L’Agart présentent du 12 mai au 16 septembre une nouvelle exposition intitulée "Dé-composition", avec des œuvres de Martin Barré, Alexandre Calder, Claire-Jeanne Jézéquel, Pierre Tual et Arnaud Vasseux, sur une proposition de Sylvie Turpin.

 

Retour sur l’histoire de l’Art. La dé-composition est un mode d’approche de la forme (végétale, animale, humaine) qui accompagne l’histoire de la peinture de manière évidente, au moins à partir de la Renaissance, avec Léonard de Vinci et ses carnets d’études de détail des végétaux, d’animaux, de cors humain et l’usage des « membra disjecta » dans les ateliers qui permettent aux artistes d’étudier la dramaturgie d’une composition.
Puis grâce à Etienne Jules Maray (1830-1904), l’inventeur du fusil chronophotographique, la technique permet au 19ème siècle la décomposition du mouvement. Degas et Rodin en particulier ont manifesté une attention particulière à ce procédé.
Le pas décisif en matière de dé-composition est réalisé par le cubisme analytique qui l’applique aux éléments eux-mêmes. Le collage est l’invention technique qui correspond à cette forme dé-composée. Au début des années 1920, le groupe De Stijl, Mondrian, Van Doesbourg… utilisent le terme d’ "élémentarisme" pour désigner la forme radicalement abstraite qu’il introduit dans l’histoire de la peinture.

 

Les artistes présentés dans l’exposition. Martin Barré, Alexander Calder, Claire-Jeanne Jézéquel, Pierre Tual, Arnaud Vasseux sont à la fois les héritiers et les acteurs de cette histoire de l'art qui a enregistré les multiples et différentes voies de la dé-composition.
Ainsi, entre sensation tactile, paysage abstrait et architecture minimale, les assemblages de matériaux prosaïques de Claire-Jeanne Jézéquel portent en eux les traces des gestes à la fois de construction et de destruction, paradoxalement aléatoires et maîtrisés de l ‘artiste.
"La sculpture de Pierre Tual excelle à extraire du monde les formes qu’il y décèle." (Philippe Cyroulnik). Quant à Martin Barré, cet artiste ne cesse d’interroger et de repenser les données fondamentales de la peinture : le format, le geste, la figure, la série, jusqu’à l’installation même des tableaux. Dans son œuvre discrète et fragile, la rigueur met en valeur les éléments de désordre. Les formes ne sont épurées que pour être tronquées, et l’espace de la toile devient un territoire à conquérir, où le fond sépare les figures plus qu’il ne les réunit.

 

Exposition du 12 mai au 16 septembre 2012.
Trois lieux à Amilly (45200) :
Les Tanneries, 234 rue des Ponts
Galerie L’AGART, 35 rue Raymond Tellier
Médiathèque, 56 rue des Droits de l’Homme

 

Entrée libre du vendredi au dimanche de 14h à 19h et sur rendez-vous.
Renseignements et réservations : Tél. : 02 38 28 76 69.

 

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