© photo Jean-Christophe Bailly/Oppic/BnF
Portrait - Dossier
Les chantiers culturels menés par l'Oppic
L’Opérateur du patrimoine et des projets immobiliers de la culture (Oppic) est un établissement public sous tutelle du ministère de la Culture et de la Communication, spécialisé dans la maîtrise d'ouvrages des équipements culturels. Afin d'illustrer son savoir-faire, nous vous présentons 4 chantiers culturels récemment menés par l'établissement : le Palais de Tokyo, les Archives nationales sur le site de Pierrefitte-sur-Seine, le musée national d'Ennery et le Quadrilatère Richelieu.
L'Oppic. Créé en 2010, l’Opérateur du patrimoine et des projets immobiliers de la culture (Oppic) est un établissement public administratif, spécialisé dans la maîtrise d’ouvrage des équipements culturels. Il agit principalement pour le compte du ministère de la culture et de la Communication ou de ses établissements publics. Il peut intervenir en matière de restauration de monuments, comme dans la conduite d’opérations de construction et de réhabilitation.
Les missions de l’Oppic concernent l'ensemble des étapes concourant à la réalisation d’un ouvrage. Il intervient pour conseiller et assister le maître d’ouvrage dans la définition et la programmation de projets liés à la réalisation de nouveaux équipements, à l’entretien et la mise en valeur d’un patrimoine existant ou à la mise en œuvre de politiques publiques en faveur de l’accessibilité ou du développement durable. Il assure le pilotage d’opérations de construction, de restauration, de réhabilitation et d’aménagement d’immeubles. Il effectue des missions d’assistance à la mise en exploitation ou à la gestion et la mise en valeur de biens immobiliers.
S’appuyant sur une équipe de professionnels hautement qualifiés, l’Oppic dispose d’un savoir-faire rare, particulièrement adapté à la réalisation d’équipements culturels impliquant une capacité à : intervenir en milieu sensible, exécuter des travaux en site occupé, innover pour mener à bien des opérations d’une grande qualité architecturale et d’un haut degré de technicité, intégrer les besoins des utilisateurs et les impératifs de conservation.
L’Oppic intervient en 2011, au titre d’études ou de travaux, sur près de 80 immeubles situés majoritairement dans la région Ile-de-France
Pour en savoir plus sur l'Oppic
Les chantiers culturels menés récemment par l'Oppic
- - Extension du Palais de Tokyo (ouvert depuis le 12 avril 2012)
- - Construction des Archives nationales, site de Pierrefitte-sur-Seine (ouverture prévisionnelle en avril 2013)
- - Rénovation du musée national d'Ennery (ouvert depuis le 5 avril 2012)
- - Restructuration du Quadrilatère Richelieu
- Extension du Palais de Tokyo. Le Palais de Tokyo, à Paris, construit en 1937 pour l'Exposition Internationale accueille dans son aile Ouest depuis 2002 le site de création contemporaine. Le bâtiment, d’une surface totale de 22 000 m² répartie sur 4 niveaux, a été aménagé pour le fonctionnement du site de création contemporaine qui ne l’occupe que partiellement.
Le projet consiste à aménager la totalité des espaces non occupés pour y créer un nouveau lieu consacré à la création et à l’innovation en France dans le domaine des arts plastiques. Le résultat est en adéquation avec l’esprit « épuré » qui a prévalu à l’installation du Site de Création afin de permettre une grande liberté et fluidité dans l’espace pour que les expositions, le travail des artistes, la richesse de la vie du lieu, son ouverture au quartier, à la ville et au reste du monde puisse s’exprimer pleinement. Le programme d’aménagement comprend la création de surfaces d’expositions modulables, des espaces de privatisation, et une grande galerie donnant sur la terrasse et accueillant des concessions, boutiques, cafétéria… Le bâtiment a été remis aux normes en termes de sûreté et de sécurité. Les verrières ont été remplacées.
Ouvert au public le 12 avril 2012
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- Construction des Archives nationales, site de Pierrefitte-sur-Seine. La construction de ce bâtiment sur le site de Pierrefitte-sur-Seine a été décidée par le Président de la République en mars 2004.
L'établissement est destiné à collecter, conserver et communiquer les archives des administrations centrales de l’Etat depuis 1790 et pour les trente ans à venir. Remédiant à la saturation des locaux actuels et à l'inadaptation fonctionnelle de certains d'entre eux, il complète le réseau des équipements de Paris et de Fontainebleau. Outre les locaux nécessaires à la communication des documents, ce projet d’envergure permettra d'accueillir 360 kilomètres linéaires d’archives.
L’architecte Massimiliano Fuksas, tout en proposant une lecture fonctionnelle du programme pour les espaces publics comme pour les magasins d’archives, a bâti son projet sur une analyse de la géographie des lieux et des différentes échelles du site, à la recherche d’un dialogue avec la ville existante et en devenir.
Le paysage alentour est élaboré par Florence Mercier, associé à Massimiliano Fuksas. Ce travail est mené en liaison avec les équipes de Plaine Commune et du Conseil général chargées du traitement paysager de la RD 28 et de l’aménagement urbain des Tartres.
Initiées dans le cadre spécifique de la commande publique du 1% artistique, trois oeuvres seront réalisées pour le bâtiment sur trois sites : les entrées est et ouest (œuvre de Pascal Convert), les bassins (œuvre d’Antony Gormley), et les espaces du hall et du foyer (œuvre de Susanna Fritscher).
Ouverture prévisionnelle au public : janvier 2013
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- Rénovation du musée national d'Ennery. Le musée abrite une collection d’objets d’Extrême-Orient des XVIIe, XVIIIe et XIXe siècles, réunie dans la deuxième moitié du XIXe siècle par Madame Clémence d’Ennery.
Les travaux ont portés sur la mise aux normes du circuit électrique, la réfection des peintures des voûtes et des revêtements muraux , la rénovation des parquets, pour permettre à nouveau l'ouverture à des visites accompagnées sur rendez-vous, au premier étage. Un chantier des collections a été mené en parallèle par le musée Guimet, incluant le nettoyage des vitrines et le remplacement partiel des fonds tapissés.
La rénovation des communs au rez-de-chaussée -à usage actuel d'ateliers et de réserves- est également prévue pour permettre la tenue d'expositions temporaires ou de manifestations exceptionnelles.
Ouvert depuis le 5 avril 2012
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- Restructuration du Quadrilatère Richelieu. La rénovation du quadrilatère Richelieu s'inscrit dans le cadre d'un projet associant la Bibliothèque nationale de France, l'Institut national d'histoire de l'art et l’Ecole nationale des chartes
De nombreux espaces étant devenus vacants après le transfert des collections d’imprimés et de périodiques sur le site François Mitterrand en 1998, la Bibliothèque nationale de France procédera au redéploiement des départements spécialisés et des services demeurant sur le site Richelieu. Grâce à la modernisation des bâtiments, la BnF pourra mieux assurer la sécurité des personnes et améliorer les conditions de conservation des collections patrimoniales. Elle proposera aux publics une gamme de services rénovée et élargie, intégrant les derniers développements technologiques.
La rénovation du quadrilatère Richelieu permettra également l'installation de la bibliothèque de l’Institut national d’histoire de l’art (INHA) dont une part importante des collections sera en libre accès dans la salle Labrouste et dans le magasin historique attenant, ainsi que l’installation de la bibliothèque de l'École nationale des chartes.
Le bâtiment situé 65 rue de Richelieu fait également partie de l’opération, il sera entièrement restructuré pour accueillir les salles de cours et les services administratifs de l’Ecole nationale des chartes.
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