Daniel Buren, « Excentrique(s), travail in situ », 2012, 380 000 m3. Détail.

© Monumenta 2012, Daniel Buren, Paris.

Musée - Expos

Monumenta accueille Daniel Buren

Monumenta invite chaque année un artiste d’envergure internationale à investir les 13 500 m² et les 35 mètres de hauteur de la Nef du Grand Palais à Paris. Du 10 mai au 21 juin, Daniel Buren expose une œuvre inédite conçue spécialement pour cet espace: Excentrique(s).

 

Monumenta 2012. Suite au succès des quatre premières éditions de Monumenta confiées successivement au peintre Anselm Kiefer, au sculpteur Richard Serra, à l’artiste Christian Boltanski, puis au britannique Anish Kapoor, l’édition 2012 propose avec Excentrique(s), une œuvre inédite de Daniel Buren, un des créateurs français les plus reconnus et honorés dans le monde. Après le Guggenheim de New York ou la Cour d'honneur du Palais Royal à Paris, l'artiste contemporain a découvert dans la Nef du Grand Palais « un endroit extraordinaire pour sculpter l’air et lui donner une forme, capter la lumière et lui donner une couleur. »
Du 10 mai au 21 juin, la figure circulaire, qui se retrouve depuis la forme de la coupole jusqu’à celles des arcades et des escaliers, sera magnifiée par la présence de cercles de différentes tailles et couleurs coupant le plan horizontal du lieu. L'artiste a ainsi utilisé un code de quatre couleurs illuminé par « la couleur vert réséda dans laquelle tout le Grand Palais baigne ». Le parcours dans l’espace de l’œuvre plonge ses visiteurs au cœur d'un Grand Palais transfiguré. Au-delà des simples regards, « la bande sonore consiste en un mixage d'une énumération de chiffres et de nombres qui se trouvent être ceux avec lesquels l’œuvre dans son ensemble s’est construite et les noms basiques des couleurs utilisées, le tout dit par 37 personnes différentes en 37 langues différentes utilisées à travers le monde. […] La diffusion de ces textes et de ces sons mélangés vont venir prendre les visiteurs au passage, comme des vagues sonores, les accompagner puis les lâcher... »

Un parcours enrichi. Accessible avec le billet d’entrée, la programmation culturelle propose concerts, spectacles, lectures et rencontres en relation avec l’œuvre de Daniel Buren. Les visiteurs peuvent y disposer gratuitement de l’accompagnement de médiateurs spécialisés. Leurs connaissances couplées à une approche pédagogique et personnalisée multiplient les possibilités d’accès et de compréhension d'Excentrique(s). Des visites thématiques groupées élaborent également un lien concret avec le travail de Daniel Buren. Tout au long de l’exposition, un programme de soirées propose de faire dialoguer la parole, la musique ou la danse avec l’œuvre. Ainsi, le 21 juin, à l'occasion de la Fête de la musique, Jamie XX, Caribou et Four Tet feront vibrer le Grand palais avec leur « Bal Blanc » de 20 h à 2 h du matin.
Plusieurs éditions accompagnent aussi la manifestation. L'album de l’exposition, une monographie de Guy Lelong, un livret de ressources pédagogiques ou encore « Les Écrits - 1965-2011 », un ouvrage de fond de plus de 3 000 pages, permettront d’approfondir ses connaissances en continuant la visite de l'univers de l'artiste après l'exposition.

Daniel Buren. Les modes d’intervention de Daniel Buren ont changé l'appréhension de l'art contemporain. En 1965, il choisit déjà d’utiliser un tissu industriel à bandes verticales alternées, blanches et colorées, d’une largeur de 8,7 cm. Il mène dès lors une réflexion sur la peinture, sur ses modes de présentation et, plus largement, sur l’environnement physique et social dans lequel l’artiste intervient. Exposant de la rue à la galerie, en passant par le musée ou l’espace public, il invente alors le terme de « travail in situ », caractéristique de ses interventions et des interrogations qu'elles soulèvent dans l'espace ainsi modifié.
A travers ses œuvres, qui oscillent entre peinture, sculpture et architecture, son « outil visuel » décore ou transforme radicalement les lieux qu'il investit. Cet engagement dans son travail et sa réflexion suscite toujours de nombreux commentaires, entre exaltation et polémique. Ainsi en 1986, Les Deux Plateaux, pour la Cour d’honneur du Palais Royal à Paris restera une des commandes publiques les plus controversée de son époque. Néanmoins, cette même année, la Biennale de Venise lui attribuera le prestigieux Lion d’Or... L'artiste contemporain français est désormais largement reconnu sur la scène internationale, il reçoit d'ailleurs des mains de l’Empereur du Japon, le Praemium Impériale en 2007, distinction considérée comme le prix Nobel pour les Arts Visuels...

 

Monumenta-Daniel Buren
Dans la Nef du Grand Palais à Paris
Du 10 mai au 24 juin

 

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