François Kollar, Escalier chez Chanel, 1937  Épreuve gélatino-argentique d‘époque. Donation François Kollar, Médiathèque de l‘architecture et du patrimoine, Charenton-le-Pont

© François Kollar, Escalier chez Chanel, 1937 Épreuve gélatino-argentique d‘époque. Donation François Kollar, Médiathèque de l‘architecture et du patrimoine, Charenton-le-Pont

Musée - Expos

François Kollar, du reportage industriel à la mode

Le Jeu de Paume à Paris présente la première rétrospective consacrée au photographe François Kollar, un des maîtres du reportage industriel en France au XXe siècle. A découvrir du 9 février au 22 mai.

L’expérimentation des débuts. D’origine hongroise, François Kollar (1904-1979) émigre à Paris en 1924. Après un travail de tourneur sur métaux dans les usines Renault de Boulogne-Billancourt et une expérience de chef de studio en imprimerie, il devient photographe professionnel à l’âge de 24 ans. L’exposition présente 130 tirages d’époque, selon un ordre chronologique, de ses débuts à ses derniers reportages dans les années 1960. Dans les années 1930, François Kollar débute par une période d’expérimentations, avec des autoportraits, des photomontages, des surimpressions et solarisations, réalisés avec la complicité de sa femme Fernande Papillon, également modèle. Il joue avec la lumière, la composition et les objets, explorant une pratique avant-gardiste de la photographie alors en vogue. Il excelle dans l’art de la composition et réalise des photographies publicitaires pour Christofle, Hermès ou encore les parfums Worth et Coty.

Le reportage industriel. De 1931 à 1934, François Kollar réalise une série de reportages photographiques sur le monde du travail commandée par les éditions des Horizons de France. Ces photographies sont éditées dans la publication La France travaille, constituée de quinze fascicules, dressant un portrait sensible de la France industrielle et rurale, à travers ses usines et les hommes qui les font vivre. Pour mener cette grande enquête, Kollar voyage dans vingt régions françaises, réalisant 2000 clichés sur tous les secteurs d’activité : l’industrie, l’agriculture, l’aviation, l’artisanat... Cet ensemble de reportages industriels, fascicules et tirages, sont présentés au cœur de l’exposition. Kollar renoue quelques années plus tard avec le reportage industriel, dans le cadre d’une commande de l’État Français en 1951 sur l’Afrique Occidentale Française, puis pour des industries dans les années 1950-1960.

La mode. Reconnu, dès le début de son parcours, pour ses talents de photographe publicitaire, François Kollar collabore régulièrement à des revues comme Plaisir de France, le Figaro illustré ou Harper’s Bazaar, dans le domaine de la mode. Il travaille pendant quinze ans pour les studios de mode, utilisant les techniques de surimpression et de solarisation en vogue à cette époque pour réaliser les portraits des mannequins. La mise en scène est toujours équilibrée, jouant sur les effets de lumière et de texture des tissus. Il est aussi sollicité pour réaliser des portraits de personnalités comme Coco Chanel, Elisa Schiaparelli ou la duchesse de Windsor.

Infos pratiques

François Kollar, un ouvrier du regard
Du 9 février au 22 mai 2016
Au Jeu de Paume, Paris

Sur le web

Commentaires

* Le commentaire sera visible après validation de son contenu.

© Ministère de la Culture et de la Communication