Vue de l'exposition "Chamanes et dinivités de l'Equateur précolombien" © musée du quai Branly, photo Gautier Deblonde

© Vue de l'exposition "Chamanes et dinivités de l'Equateur précolombien" © musée du quai Branly, photo Gautier Deblonde

Musée - Expos

Chamanes et divinités de l’Equateur

L'exposition Chamanes et divinités de l’Equateur précolombien, inaugurée par Audrey Azoulay, ministre de la Culture et de la Communication, propose, au musée du quai Branly, une immersion au cœur de la civilisation équatorienne, à travers la figure centrale du chamane. A voir du 16 février au 15 mai.

Des œuvres inédites. L’exposition présente 265 chefs-d’oeuvre, pour la plupart inédits en France, issus des musées du ministère de la Culture et du Patrimoine d’Equateur et provenant des cultures de la côte équatorienne : Chorrera, Bahia, Jama-Coaque et Tolita, ainsi que de la culture Mayo Chinchipe-Marañón de haute Amazonie. Les traces les plus anciennes du chamanisme ont été retrouvées dans cette culture de haute Amazonie, vieille de 5000 ans. L’exposition met en lumière les fouilles archéologiques récentes menées par des archéologues et anthropologues, parmi lesquels le commissaire de l’exposition Santiago Ontaneda-Luciano et le conseiller scientifique Francisco Valdez.

Le chamanisme. Le chamane est une figure majeure des cultures ancestrales de l’Equateur. Prêtre aux pouvoirs surnaturels, il préside les rites et cérémonies et assure l’ordre social et spirituel des communautés. Dans la civilisation équatoriale, la Terre est vénérée comme une mère nourricière qui offre aux hommes les éléments nécessaires à sa survie. Il existe trois mondes distincts : le monde céleste composé par les astres, l’inframonde peuplé de défunts et d’esprits représentés par des êtres mythiques, et entre les deux, le monde terrestre, constitué par les êtres humains et les animaux. Au cours des cérémonies, le chamane joue le rôle de médiateur entre les divinités et les hommes, à travers la méditation, la transe et l’usage de plantes sacrées.

Les rites et cérémonies. Le chamane exerce les cultes dans des espaces naturels, des sites monumentaux et des maisons temples, offrant une connexion symbolique entre le ciel, la terre et l’inframonde. Au cours des cérémonies, le chamane revêt de nombreux ornements, symboles de son rang et de son autorité sociale, comme des pectoraux, colliers, bracelets, ornements d’oreille, clous faciaux, chapelets de perles, … Pour entrer en contact avec les divinités, le chamane se transforme en un être mythique, souvent représenté par de puissants animaux, comme le serpent, symbole de la vie et de la nature. Il utilise de nombreux objets comme des masques, des coupes à boisson, des tables , … L’exposition présente également les différents types de cérémonies dispensées : l’initiation, le sacrifice, la mort, la chasse, l’astronomie, et la médecine.

Infos pratiques

Chamanes et divinités de l’Equateur précolombien
Au musée du quai Branly, Paris
Du 16 février au 15 mai 2016

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