Mathilde Nivet, Dream City

© Mathilde Nivet, Dream City. Courtoisie Cité de l'architecture & du patrimoine

Jeune public

Architectures de papier

Cinq designers papier – Ingrid Siliakus, Mathilde Nivet, Stéphanie Beck, Béatrice Coron, Peter Callesen – sont invités jusqu'au 17 mars par la Cité de l’architecture & du patrimoine à mettre à l’honneur l'art du papier. Cette exposition-atelier accompagne le jeune public pour un tour du monde à travers des reproductions en papier de bâtiments emblématiques et invite à la création de villes imaginaires.

Une technique ancienne. Historiquement, l'architecture de papier désigne des projets d’architecte, dessinés ou gravés, réalisés ou non et dont certains seront publiés comme modèle et source d’inspiration. À la fin du XVIIe siècle, l’imagerie populaire diffuse partout en Europe des maquettes d’édifices célèbres en papier à découper et à coller pour distraire les enfants. Remarquables pour le rapport qu’elles entretiennent entre la deuxième et la troisième dimension, ces maquettes à découper se révèlent un magnifique support pour sensibiliser les amateurs à l’art de construire.
 Au XVIIIe siècle, les pédagogues des Lumières encourageront ces jeux de construction inspirés de la tâche de l’architecte, développant l’habileté manuelle et la patience. Comme l’imagerie d’Épinal qui éditera la célèbre série «Le petit architecte». C'est aussi en 1925, que le Bauhaus de Josef Albers et Laslo Moholy Nagy, intègrera dans l'enseignement de l'architecture, des jeux de découpage et de pliage afin d’encourager la créativité des étudiants. Depuis, l’architecte et professeur japonais Masahiro Chatani a introduitdans les années 80, l’architecture origamic, un art du papier inspiré de l’origami (l’art du pliage) et du kirigami (l’art du papier découpé japonais) qui à partir d’une feuille unique par un jeu de pliage et de découpage crée une architecture en volume.

Des inspirations variées. Les designers invités partagent le choix du matériau papier, la thématique de l’architecture et la poésie de la lumière sublimée par les jeux d'ombre. Chacun d’eux s’illustre par une technique particulière dans l’art de découper et de plier le papier. Leurs constructions réelles ou fictives, leurs villes imaginaires, révèlent la puissance de l’architecture comme source d’inspiration de la création contemporaine. L’exposition plonge le visiteur dans ce monde de papier : un petit tour du monde à travers les architectures origamic d’Ingrid Siliakus, puis les sculptures tragiques et romantiques de Peter Callesen, les villes imaginaires de Béatrice Coron, les villes géométriques peuplées d’édifices perforés de Stéphanie Beck et les façades urbaines de Mathilde Nivet.

Exposition du 11 octobre 2012 au 17 mars 2013. 
Cité de l’architecture & du patrimoine, 1 place du Trocadéro - 75016 Paris. Ouvert tous les jours sauf le mardi de 14h à 18h.

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