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Cinéma - Multimédia
Dans les coulisses de l'INA pour les Journées européennes du patrimoine
Lors des prochaines Journées européennes du patrimoine les 15 et 16 septembre, l'Institut national de l'audiovisuel (INA) situé à Bry-sur Marne (Seine et Marne) invite les visiteurs à entrer dans ses coulisses. En avant-première, nous vous proposons un aperçu de cette visite guidée.
Vous avez dit patrimoine caché ? L'Institut national de l'audiovisuel, gardien de 5 millions d'heures de programmes de télévision et de radio, dévoile ses coulisses lors des prochaines Journées européennes du patrimoine. Un parcours qui mène les visiteurs du mur des images captées en direct pour le dépôt légal au sous-sol des archives où sont stockées les bobines de l'ORTF, en passant par les studios et plateau de tournage. L'occasion de découvrir les missions de l'établissement car si l'INA archive la mémoire audiovisuelle nationale (télévision, radios, sites …) elle a aussi des activités de valorisation, de production de films, de formation professionnelle et de recherche. La visite est ponctuée d'explications des personnels de l'INA présents sur place et passionnés par leur métier.
Captation en direct. Après une familiarisation avec les activités de l'INA et le circuit d'archivage, le visiteur renoue avec les émissions TV cultes grâce à une exposition de photos extraites d'un ouvrage coproduit par l'INA, à paraître en octobre prochain. On y retrouve les grands de la télé : Guy Lux, Léon Zitrone, Thierry Roland, et des séries-cultes comme Bonne nuit les petits.
Direction ensuite le mur d'images des captations des 120 chaînes de télévision et de radio, où « le grand public est éclairé sur ce qu'est la mission de dépôt légal et à quoi elle sert », explique Michel Raynal, directeur délégué adjoint aux collections. « Captées en direct, 7 jours/7 et 24h/24, les images alimentent le dépôt légal obligatoire depuis 1995 géré par l'INA. » précise Mustapha Mihoubi, responsable du Dépôt légal Radio. « Depuis cette date, l'INA a des missions de conservation et de préservation de ce qui est diffusé au niveau national », poursuit-il. « Les captations sont numérisées selon une technologie développée en interne. Elles sont conservées à l'INA sur des supports pérennes et consultables par les chercheurs au centre INA à la Bibliothèque nationale de France. »
Dans le sous-sol des archives. Dans un second bâtiment, le visiteur découvre, nouveauté cette année, le sous-sol des archives. Dans des allées de compactus, s'ouvrant grâce à un volant qu'on tourne, sont stockées les bobines héritées de l'ORTF en 1975. On aperçoit ici une émission de 1968, là un épisode de Télématin.
Néanmoins, ce sous-sol ne constitue qu'une petite partie des archives qui sont stockées en majorité, comme l'explique une exposition de photos, dans le centre de conservation de Saint Rémy L'Honoré (dans les Yvelines) installé dans d'anciens hangars de l'aviation, où les bobines mises bout à bout formeraient 100 km de rayonnages.
Souriez vous êtes filmés ! Le visiteur pénètre ensuite dans les studios et le plateau dont dispose l'INA pour produire des films ou dispenser des formations à l'audiovisuel. Grâce à des démonstrations, le visiteur découvre les tables de mixage et d'étalonnage des images et des sons, comment les images sont incrustées, et ce qu'est un lecteur optique de disque (invention des chercheurs de l'INA). Sur le grand plateau de tournage, au plafond recouvert d'une collection impressionnante de projecteurs de toute taille, les visiteurs sont filmés sur un fond vert, permettant l'incrustation d'images derrière eux, comme pour la météo.
Recherche d'images. Enfin, partie la plus demandée l'année dernière, des interventions sur le métier de documentaliste par des professionnelles. « Les documentalistes de l'INA font des démonstrations sur la base de données Totem développée en interne. » explique Hélène Lassailly, responsable du service Théque-médias. « La base est un outil multimédia qui recense tous les fonds radio, photo et TV – au total 10 millions de notices documentaires - sur lequel on peut faire des recherches d'émissions et la production des notices. Elle alimente la base en ligne inamediapro.com, destinée aux professionnels comme les chaînes de télé, ou les sociétés de production. Les documentalistes créent des corpus sur des hommes politiques, des artistes, ou des thèmes comme l'histoire de la télé que les professionnels peuvent réutiliser. Ces corpus peuvent être livrés en direct via la cellule de communication d'urgence pour les Journaux télévisés, à la demande des chaînes. ». L'occasion d'apercevoir des images de la première émission télévisée de Jean-Luc Delarue par exemple.
Réservation. L'année dernière, pour la première ouverture des coulisses de l'INA aux Journées du Patrimoine, 8OO personnes s'étaient déplacées pour la seule visite du dimanche. Cette année, l'ouverture s'étend sur les deux journées du samedi et du dimanche. Une occasion à ne pas manquer. La visite se fait uniquement sur inscription en ligne sur le site web de l'INA. Alors à vos claviers !
Journées européennes du patrimoine
Visite guidée de l'Institut national de l'audiovisuel
Samedi et dimanche de 10h à 18h
Gratuit sur réservation préalable sur : http://www.institut-national-audiovisuel.fr/