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Architecture - Patrimoine
Les Journées d'Architectures à vivre - Interview
Douze ans après leur lancement, les Journées d’Architectures à vivre – les "JAV" (anciennement Journées de la maison contemporaine) –, sont devenues un évènement incontournable, attirant un nombre de visiteurs toujours croissant. Éric Justman, directeur d’Àvivre Éditions et Jordi Patillon, rédacteur en chef du magazine Architectures à vivre font le point sur la manifestation.
Avivreleblog : QUELS ÉTAIENT LES OBJECTIFS DE L’ÉVÉNEMENT EN 2000 ? ONT-ILS CHANGÉ ?
Eric Justman : Jusqu’à la naissance des Journées en juin 2000, seules les maisons de constructeurs étaient visitables. La première ambition de cet évènement a été de permettre à des milliers de personnes de découvrir des maisons d’architectes, de leur donner envie d’architecture et de leur montrer que l’architecte est quelqu’un d’accessible qui apporte un vrai plus, même dans le cadre d’un budget limité. En visitant incognito et sans engagement trois ou cinq réalisations, ils vont pouvoir choisir celui avec lequel ils auront le plus d’affinité pour mener leur propre projet. Mais c’est aussi et d’abord une fête de l’architecture. Et la mobilisation des médias autour de cet évènement permet pendant quelques jours de faire parler de cette profession.
Jordi Patillon : Depuis leur création, le but des Journées a toujours été de rapprocher les architectes et l’architecture contemporaine du grand public, qui en a trop souvent une mauvaise image. La constante augmentation du nombre de maisons à découvrir et de visiteurs nous conforte dans cette démarche. En 2000, il y avait moins de 100 réalisations ouvertes pour quelques 4 500 visiteurs. Cette année, ce sont près de 400 maisons et sans doute plus de 20 000 curieux qui participent à cette édition.
AVB : QUI SONT LES ARCHITECTES QUI PARTICIPENT À LA MANIFESTATION ?
EJ : Tous types d’architecte participent aux JAV. Bien sûr, les jeunes architectes, mais aussi tous ceux qui font de temps à autre des maisons individuelles. Il y a 11 ans, Hamonic & Masson faisaient visiter leur premier projet, une maison au fin fond du 11e arrondissement de Paris. Beaucoup d’entre eux prennent goût à la relation qui naît avec le public lors de cet événement. Et de fait, ils participent d’année en année aux Journées. Leur motivation est avant tout intellectuelle. Souvent les propriétaires porteurs de projets ont rencontré leurs architectes quelques années auparavant lors de l’évènement.
JP : Ce sont d’abord des professionnels convaincus par la démarche. La culture architecturale peine encore à se diffuser en France et les participants mobilisent leur temps dans l’idée de faire changer les choses. On rencontre beaucoup de jeunes, parce que le programme d’habitation est souvent celui par lequel un architecte débute sa carrière. Ceux-ci profitent de aussi de l’occasion pour faire connaître leur travail et rencontrer de futurs éventuels clients. Mais les JAV attirent tout autant des maîtres d’oeuvres plus confirmés. Nous avons fidélisé entre 250 et 300 architectes, que l’on retrouve d’édition en édition. Le reste des participants évolue et change chaque année. Preuve que la production architecturale en maisons individuelles se renouvelle sans cesse.
AVB : Y A-T-IL UN PROFIL-TYPE DES VISITEURS ?
EJ : Le public des Journées et très large. Il y a tous ceux qui y participent comme à un rituel. Les amis du Frac Centre, par exemple s’inscrivent chaque année à ces visites. Beaucoup de particuliers viennent d’abord prendre des idées pour nourrir leur propre réflexion. D’autres ont un projet qu’ils souhaitent réaliser assez rapidement. On renconrtre aussi quelques étudiants en architecture. Les visites sont alors choisies pour le thème qui y est principalement développé : extension, restructuration, construction bois, maisons environnementales…
AVB : QUELLE EST LA PART DU DURABLE DANS LES MAISONS PROPOSÉES À LA VISITE ?
EJ : Les éco-constructions sont rares mais existent. François-Xavier Allard par exemple fait visiter à Montreuil une maison assez incroyable qu’il a construite avec des matériaux de récupération. Les maîtres d’oeuvre participants proposent une architecture contemporaine de qualité. Il existe évidemment des différences d’approches, de contextes et de talents. Mais, les projets présentés ont des qualités techniques et architecturales qui associent, le plus souvent, une dimension environnementale.
AVB : Y A-T-IL UN PROFIL-TYPE DES VISITEURS ?
EJ : Le public des Journées et très large. Il y a tous ceux qui y participent comme à un rituel. Les amis du Frac Centre, par exemple s’inscrivent chaque année à ces visites. Beaucoup de particuliers viennent d’abord prendre des idées pour nourrir leur propre réflexion. D’autres ont un projet qu’ils souhaitent réaliser assez rapidement. On renconrtre aussi quelques étudiants en architecture. Les visites sont alors choisies pour le thème qui y est principalement développé : extension, restructuration, construction bois, maisons environnementales…
AVB : QUELLE EST LA PART DU DURABLE DANS LES MAISONS PROPOSÉES À LA VISITE ?
EJ : Les éco-constructions sont rares mais existent. François-Xavier Allard par exemple fait visiter à Montreuil une maison assez incroyable qu’il a construite avec des matériaux de récupération. Les maîtres d’oeuvre participants proposent une architecture contemporaine de qualité. Il existe évidemment des différences d’approches, de contextes et de talents. Mais, les projets présentés ont des qualités techniques et architecturales qui associent, le plus souvent, une dimension environnementale.